Peggys Cove, Nouvelle-Écosse

Rédigé par: | Publié le: | Catégorie:

La Nouvelle-Écosse, c'est l'Acadie, le pays de mes ancêtres paternels.

Michel Boudrot, le premier et le seul de sa lignée à s'établir en Amérique, a fourni une descendance nombreuse qu'on retrouve de nos jours principalement dans les provinces maritimes, au Québec et jusqu'en Louisianne.

Je ne sais pas si c'est le fait que la Nouvelle-Écosse fut le berceau de ma famille, mais à chacune des visites que j'y ai faites, j'ai toujours été fasciné par la beauté du paysage et par le sentiment d'y être un peu en pèlerinage.

En juillet 2012, j'entreprenais un voyage qui devait me permettre d'effectuer le tour complet de la province, accompagné de ma conjointe.

Après avoir visité Halifax, nous mettions le cap vers Peggys Cove, village situé à une quarantaine de kilomètres à l'ouest.

La matinée était particulièrement radieuse, ce qui laissait présager une journée des plus agréables le long du littoral. En direction de la Baie St. Margarets, l'horizon se perdait malheureusement dans un épais brouillard.

Arrivés à Peggys Cove, la visibilité n'était guère meilleure pour la photo. Nous avons arpenté le village très pittoresque où se déroulait un symposium de peinture. On peut facilement comprendre l'attrait qu'exerce le paysage sur les peintres et les photographes; partout où le regard se pose, comme le disait Baudelaire dans son poème L'invitation au voyage, «... Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.» Bon... j'exagère peut-être un peu, mais c'est vraiment, vraiment beau!

Malgré tout, j'étais un peu déçu par le manque de visibilité au large et la lumière un peu terne qui ne permettait pas de mettre en valeur les attraits du village au moment de notre visite.

Comme nous devions retourner à Halifax en fin de journée seulement, cela nous laissait amplement de temps pour nous rendre à Lunnenburg avant de revenir à Peggys Cove pour le coucher du soleil. Avec l'espoir que la lumière soit meilleure...

Au retour, en fin d'après-midi, rebelote... c'est un ciel uniformément gris qui surplombe le panorama alors que nous nous approchons du phare emblématique.

Par contre, un peu plus tard alors que nous arpentons à nouveau le village à pied, le ciel nous réserve une surprise; le soleil réussit à percer le couvert nuageux et jette une lumière douce sur le havre où règne un calme inspirant pour le photographe!

La fatigue de la journée se fait sentir et nous n'avons pas encore soupé. Un restaurant se trouve tout près du phare, ce qui nous permet de bien manger, d'échanger avec la serveuse très sympatique et de profiter du panorama par la même occasion.

Le ciel se dégage encore un peu durant le repas, et lorsque nous avons terminé, le tableau qui s'offre à nous a complètement changé. Le soleil a déjà amorcé sa descente vers l'horizon, les nuages se sont dissipés et les éléments pour une photo intéressante sont réunis.

Je récupère mon matériel photographique dans la voiture, et je commence à explorer les environs du phare à la recherche d'un point de vue qui me permettrait de le mettre en valeur dans cette lumière chaude de fin de journée.

L'ajout d'un filtre neutre gradué équilibre la luminosité du ciel et de l'avant-plan. La lumière rasante accentue le relief des rochers et donne à l'ensemble un contraste et une profondeur qui n'existaient pas plus tôt dans la journée.

Tout vient à point à qui sait attendre. La nature en fait encore une fois la démonstration. La photo de paysage, c'est comme la pêche; ce n'est pas parce qu'on prend la mer qu'on est assuré de faire de bonnes prises. Mais il faut quand même prendre la mer...

Alors si vous avez le goût de ramener un peu d'air salin de la Baie St. Margarets à la maison, vous pouvez parcourir ma boutique où les deux dernières photos sont présentées.

Saturday January 29th, 2022
Précédent
Thursday August 12th, 2021
Suivant